Pour ceux qui veulent en savoir plus à mon sujet…
Avant d’accompagner les autres dans leur transformation face au sucre et au stress, j’ai moi-même traversé des étapes décisives qui ont profondément transformé ma manière de comprendre l’humain et ses mécanismes.
Dès la classe de seconde, je m’engage dans des actions d’alphabétisation auprès d’enfants et d’adolescents issus de la communauté des gens du voyage.
Très tôt, je ressens le besoin d’être présente pour ceux qui manquent de repères ou de confiance. J’accompagne plusieurs jeunes qui avaient besoin d’un regard extérieur pour reprendre confiance en eux, acquérir des méthodes de travail et envisager un nouveau départ.
En 2001, après l’obtention de mon CAPLP, je deviens professeure en lycée professionnel. J’accompagne alors des jeunes de 14 à 22 ans, souvent en situation de décrochage scolaire ou en manque d’estime de soi.
J’enseigne en zone prioritaire, dans un environnement exigeant pour lequel je n’étais pas réellement préparée. Officiellement, j’enseigne les mathématiques et les sciences. Mais très vite, mon rôle dépasse le cadre académique.
Je m’investis pleinement dans l’accompagnement humain :
éducation à la citoyenneté, remise en confiance, soutien individualisé et développement personnel.
Parallèlement, je participe à des groupes de travail avec les inspecteurs et m’implique dans la formation des enseignants. Je deviens tutrice de professeurs stagiaires débutants et j’accompagne également des enseignants expérimentés confrontés à des besoins spécifiques.
Animée par le désir de comprendre et d’améliorer les pratiques, j’entreprends un master en formation de formateurs. J’y découvre la méthode des entretiens d’explicitation de Pierre Vermersch, l’analyse de pratiques professionnelles ainsi que l’approche centrée sur la personne de Carl Rogers.
Ces outils ont profondément transformé ma manière d’écouter, d’analyser les situations et d’accompagner les parcours individuels.
Pendant plusieurs années, je me suis investie avec conviction dans mon métier.
Puis un changement de direction est intervenu. En peu de temps, l’équilibre de l’établissement s’est modifié.
J’ai découvert à quel point une seule personne, placée à un poste de responsabilité, peut transformer profondément un environnement de travail.
Le climat est devenu plus tendu.
La peur s’est installée progressivement.
La confiance s’est fragilisée.
La reconnaissance s’est raréfiée.
Lorsque la communication se durcit, que les équipes se divisent et que l’on commence à douter de sa légitimité malgré son engagement, l’énergie change.
Ce type de contexte n’entraîne pas systématiquement un burn-out.
Peut-être que l’épuisement aurait pris une autre forme, plus tard. Mais ce contexte en a été le catalyseur.
Les personnes les plus investies, les plus loyales, celles qui veulent bien faire et qui donnent beaucoup, sont souvent les premières à s’épuiser.
Avec le recul, je comprends que mon burn-out n’était pas uniquement lié à la charge de travail. Il a été favorisé par un climat relationnel insécurisant et un manque de reconnaissance répété.
Si ce contexte n’avait pas changé, je n’aurais probablement pas franchi ce seuil d’épuisement. Mais il y aurait peut-être eu autre chose, un peu plus tard…
Cette prise de conscience a profondément transformé ma manière de comprendre le stress professionnel.
Aujourd’hui, lorsque j’accompagne des femmes et des hommes en situation d’épuisement, je sais que derrière le burn-out, il y a souvent une dynamique relationnelle toxique qui a servi de déclencheur.
Et reconnaître ce déclencheur est déjà une étape essentielle pour se reconstruire.
Après le burn-out, un temps de reconstruction s’est installé.
J’ai appris à ralentir. À me recentrer. À redéfinir mes priorités.
Peu à peu, l’équilibre revenait.
Deux ans plus tard, ma vie a pris un nouveau tournant avec la naissance de mon premier enfant.
La maternité a profondément transformé ma manière de voir le monde… et moi-même.
Lorsque des difficultés sont apparues, nous avons, en tant que parents, cherché des solutions adaptées.
C’est dans ce contexte que j’ai découvert des approches complémentaires que je ne connaissais pas jusque-là : kinésiologie, ostéopathie, chiropraxie, microkinésithérapie, réflexologie, phytothérapie…
Au départ, ce n’était pas une démarche professionnelle.
C’était une démarche de mère.
Mais ces découvertes ont résonné bien au-delà de la sphère familiale.
J’ai compris que le corps garde en mémoire les tensions, les émotions, les chocs.
Que certains déséquilibres ne relèvent pas uniquement du mental.
Et que l’accompagnement peut prendre des formes plus globales, plus fines, plus respectueuses du rythme de chacun.
Ces expériences ont accéléré ma reconstruction.
Elles ont aussi ouvert une nouvelle compréhension : celle des liens entre stress, émotions et comportements compensatoires.
Ce que j’avais traversé professionnellement prenait un sens différent.
Une nouvelle direction se dessinait.
Le tabac a longtemps fait partie de ma vie.
Avant mes grossesses, j’avais déjà tenté d’arrêter à de nombreuses reprises, sans réussite durable. La volonté ne manquait pas, mais quelque chose résistait.
À chacune de mes grossesses, j’ai arrêté de fumer sans difficulté apparente. L’enjeu était clair, la motivation forte. Pendant les périodes d’allaitement également.
Puis, une fois cette étape passée, je reprenais.
Ces allers-retours m’ont appris une chose essentielle : l’arrêt ne repose pas uniquement sur la volonté. Il dépend du contexte, du sens que l’on donne à la démarche et de l’équilibre émotionnel.
En 2022, j’arrête définitivement de fumer grâce à l’auriculothérapie au laser.
Pour la première fois, l’arrêt est stable.
Mais surtout, il m’amène à m’interroger plus profondément : pourquoi certaines méthodes fonctionnent-elles quand d’autres échouent ? Que se passe-t-il au niveau du stress, des habitudes, des mécanismes inconscients ?
À cette période, cela faisait déjà trois ans que je réfléchissais à une évolution professionnelle. Je cherchais une voie cohérente avec mon histoire, mes valeurs et ma compréhension du stress et des mécanismes de compensation.
En 2023, je découvre une formation en auriculothérapie au laser spécialisée dans l’arrêt du tabac, la gestion du stress et l’accompagnement des addictions.
Tout prend sens.
Le burn-out vécu des années plus tôt.
Le climat professionnel délétère.
Le stress chronique.
Le sucre présent depuis l’enfance.
Les tentatives répétées d’arrêt du tabac.
Les mécanismes émotionnels à l’œuvre derrière chaque dépendance.
Ce n’était pas une reconversion improvisée.
C’était l’aboutissement logique d’un cheminement intérieur longuement mûri.
À cette étape de ma vie, une autre prise de conscience s’est imposée.
Après avoir longtemps occupé différents rôles – fille, compagne, mère – est apparu le besoin d’exister pleinement en tant que Sandrine. Non pas en opposition à ces rôles, mais en complément.
Porter un projet personnel.
Donner une forme cohérente à un parcours de vie riche d’expériences.
Après la formation en auriculothérapie au laser en 2023, plusieurs options étaient possibles, dont celle d’intégrer un réseau structuré.
Le choix a été fait de s’installer en indépendante.
Pourquoi ?
Pour préserver une liberté essentielle :
Prendre le temps avec chaque personne.
Ne pas appliquer un protocole standardisé.
Adapter l’accompagnement à l’histoire, au rythme et aux mécanismes propres à chacun.
Au fil du temps, d’autres outils sont venus enrichir la pratique : réflexologie, hypnose conversationnelle, phytothérapie, aromathérapie, accompagnement comportemental, processus corporels,…
Cette liberté permet une chose essentielle : personnaliser.
Car le changement durable ne repose pas uniquement sur la contrainte ou la volonté.
Il s’ancre lorsqu’il y a compréhension, sécurité intérieure et cohérence.
OSAMES est né de cette conviction.
Transformer son rapport au sucre pour retrouver équilibre, énergie et sérénité, et reprendre le contrôle de ses habitudes, en conscience, sans lutte ni frustration.
C’est aujourd’hui le cœur de mon engagement.
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